Les stades que nous fréquentons, assidument pour certains, de temps en temps pour les autres, sont des grands consommateurs d’énergie. A titre d’exemple, le seul Wembley Stadium (à Londres), en un match, consomme autant que presque 21 000 télévisions diffusant le match, sans compter les ordures produites ou les matériaux utilisés pour sa construction. C’est pour cette raison que de nombreuses initiatives se développent dans le monde afin de réduire la consommation d’énergie et d’engager une transition vers le stade durable.

Le développement de tels stades s’inscrit pleinement dans la mise en place progressive de la ville de demain utilisant les données pour optimiser leur production et leur consommation en énergie. On trouve beaucoup d’exemples en Europe et dans le monde.

Nous pouvons ainsi mettre en avant l’initiative de l’Amsterdam ArenA qui, grâce à des batteries  de voitures usagées, gère mieux son énergie et alimente les quartiers avoisinant. Par ailleurs, il est aussi possible de souligner que l’Allianz Riviera de Nice est équipé de 4 000 panneaux solaires lui permettant de couvrir l’ensemble de ses besoins énergétiques. La structure de ce stade est partiellement en bois et l’architecture permet un refroidissement naturel des installations. La question de l’énergie, et de son utilisation, se pose aussi au Qatar pour l’accueil de la coupe du monde. Dans un pays extrêmement chaud, des procédés innovants, économes et durables sont développés pour permettre aux supporters de profiter pleinement du match.

Pour finir, on trouve d’autres initiatives ayant pour objectif d’intégrer le stade à son environnement. C’est le cas pour L’Estadio Chivas, au Mexique, qui recycle les eaux de pluie, exploite l’énergie éolienne et dont les murs extérieurs sont recouverts d’herbe.

En conclusion, les stades sont des équipements qui intègrent une démarche de plus en plus verte et durable dans leur construction et dans leur fonctionnement, en utilisant des procédés nouveaux et innovants.