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Petit topo sur les TÉPos

Petit topo sur les TÉPos
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On connaissait les BÉPos (Bâtiments à Energie Positive) et peut-être aussi les «  Familles à énergie positive ». Voici donc les TÉPos (Territoires etc.), promus dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, à travers un appel à initiatives lancé en septembre 2014 par le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Pas moins de 212 projets ont été retenus à travers la France, sur plus d’un demi milier de dossiers déposés. Les TÉPos auront-ils plus de succès que les écoquartiers qui, déjà, avaient pour beaucoup d’entre eux vocation à être à énergie positive ? Il est encore trop tôt pour le dire. Nombre de questions restent encore en suspens. A défaut de trouver ici leur réponse, elles justifient le choix de l’Atelier Energie & Territoires de mettre ces TÉPos à l’agenda de son nouveau programme d’auditions.

Produire plus d’énergie qu’on en consomme. C’est par cet abus de langage qu’on définit le principe de l’énergie positive (au sens strict, on ne « produit » pas d’énergie, on transforme celle disponible – l’énergie primaire : thermique, hydraulique, fossile, solaire, éolien– en énergie finale pour se chauffer, s’éclairer, se déplacer, faire fonctionner nos appareils électriques, etc.). L’intention n’en est pas moins louable : réduire autant que faire ce peut le passage d’une énergie à l’autre, en prêtant attention à l’énergie fatale (comme, par exemple, la chaleur produite par un appareil, qu’on laisse s’échapper dans la nature) mais aussi l’énergie grise (celle qui entre dans la fabrication de nos biens d’équipement).

De tous les secteurs, c’est naturellement celui du bâtiment qui s’est imposé comme le premier support d’expérimentation en matière d’énergie positive. C’est d’ailleurs à travers la notion de BÉPos que cette notion a été consacrée aussi bien dans les milieux professionnels et de la recherche que dans les médias et auprès du grand public.

Pour être à énergie positive, le bâtiment doit commencer par consommer le moins possible pour assurer notre chauffage et notre éclairage (il ne s’agirait pas en effet de compenser une surconsommation d’énergie primaire par un recours massif à des énergies renouvelables, autrement dit, privilégier une performance technique sur une performance en termes d’économie d’énergie).

Pour incarner une nouvelle conception des bâtiments, le BÉPos ne s’en appuie pas moins sur les techniques anciennes et éprouvées à travers  la « maison passive » (elle-même conçue selon les principes de la construction bioclimatique : une exposition en fonction de l’ensoleillement, une ventilation naturelle, etc.). Il va cependant plus loin en y ajoutant des moyens de production à base d’énergies renouvelables (solaire, photovoltaïque, biomasse) et en veillant à renforcer l’isolation thermique et l’étanchéité de l’air, à supprimer les ponts thermiques, à limiter la consommation d’énergie des appareils électroménagers et Hifi (par une gestion intelligente des flux), etc. Précisons que leur performance s’évalue sur l’année, les BÉPos étant tributaire selon les saisons d’un approvisionnement extérieur en électricité (ce qui, notons-le au passage, restreint leur prétention à une autonomie totale).

De nombreux exemples à travers le monde et en France

De nombreux BÉPos ont vu le jour à travers le monde. En 2012, une étude de l’Ademe en avait examiné une centaine en France (près des deux tiers dans le tertiaire, 29% en maisons individuelles et 6% en logements collectifs). Elle montrait que la consommation de ces bâtiments était en moyenne de 50 kWh par mètre carré et par an, soit la performance d’un bâtiment BBC (basse consommation classique). La même étude montrait cependant qu’ils pouvaient faire encore mieux, moyennant la généralisation des Leds et d’un éclairage déclenché selon la présence des occupants.

Entreprises du BTP et promoteurs immobiliers ont de leur côté rivalisé pour concevoir des BÉPos performants, principalement dans le domaine du tertiaire. Des investissements ont été également consentis en matière de R&D (en témoigne le GIE « Enjeu Energie positive » initié par Bouygues Immobilier et Lexmark, Philips, Schneider Electric, Siemens, etc., dans le but de favoriser la «  diminution de la consommation énergétique des futurs immeubles et d’augmenter leur capacité à produire de l’énergie au moyen d’énergies renouvelables »). La thématique s’est même inscrite dans l’agenda de la recherche académique comme en témoigne la constitution d’un pôle novateur scientifique et de recherche, à vocation internationale, initié par l’Ecole des Ponts ParisTech, le CSTB et Epamarne, dans le cadre du Pôle Ville de l’Université Paris-Est. Il prévoyait la conception d’un « bâtiment capable de surproduire de l’énergie » d’ici 2012.

En principe, tous les nouveaux bâtiments construits en France devront être à énergie positive à l’horizon 2020. Cette perspective a fait craindre le risque de l’imposition d’un même modèle de construction, indépendamment du contexte climatique. Ce risque a en réalité été en grande partie levé avec l’introduction d’un facteur de correction géoclimatique, qui détermine les consommations d’énergie en fonction de la localisation géographique, climatique et de l’altitude.

Il n’en reste pas moins que les promoteurs du BÉPos ont donné le sentiment de privilégier une approche techniciste. Très vite des constats en forme d’objections se sont imposés : le BÉPos, c’est bien, mais cela peut-être très coûteux et donc inaccessibles au plus grand nombre. Se pose aussi la question de l’usage du trop plein d’énergie produit. En l’état actuel des choses, les réseaux de chaleur, en particulier, ne sont pas conçus pour recevoir de petites quantités de chaleur. Ensuite et peut-être surtout, il y a souvent loin entre les performances annoncées et les performances réelles. C’est que les BÉPos ont vocation à être habités par des gens, en chair et en os, qui n’en font parfois qu’à leur tête en mettant à profit les économies d’énergie pour se chauffer plus (soit l’effet rebond). A la décharge de ces derniers, les concepteurs de BÉPos ont eu tendance à reléguer au second plan la notion de confort.

Des BÉPos aux Familles à énergie positive

L’énergie positive n’en engage pas moins la responsabilité des usagers en imposant des changements de comportements, individuels voire collectifs. Significatif de cette prise de conscience a été le lancement du concours en forme de défi : «  Familles à énergie positive ». Le principe : les candidats (des familles, donc) font quatre mois durant la chasse au gaspillage énergétique en réduisant d’au moins 8% leurs consommation d’énergie à la maison en réalisant au quotidien des petits gestes simples pour réduire le chauffage, l’usage d’eau chaude et le recours à des équipements électroménagers énergivores. Ce défi peut-être relevé à la maison comme dans les entreprises et les écoles.

L’objectif est de « démontrer que tous ensemble il est possible de lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre en participant à une action concrète, mesurable, et conviviale... et d'en profiter pour réduire ses factures d'énergie ! » ( pour en savoir plus, cliquer ici)

Dans la jeune histoire de l’énergie positive, les TÉPos constituerait donc une 3e étape. En réalité, il n’y aurait presque rien de nouveau sous le soleil. Comme bien souvent la société précède le législateur. De fait, l’appel à initiatives lancé en septembre 2014, dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte consacre des expériences menées à l’échelle d’îlots, d’écoquartiers ou d’autres territoires. Dans la présentation de cet appel, le ministère n’a pas manqué d’ailleurs de mettre en avant sur son site internet et sur le mode «  ils l’ont fait, pourquoi pas vous ? » - des exemples emblématiques, dont celui de la Commune de Le Mené, en Côtes d’Armor, qui revendique le statut de « territoire à énergie positive ».

Dès 2012, des programmes d’accompagnement à énergie positive ont été mis en place à l’initiative de Régions et de l’Ademe (impliquant jusqu’à une quarantaine de collectivités locales). En Europe, plusieurs territoires sont de longue date reconnus également comme tels (Güssing, Mureck, Samsoe, etc.)

Du bâtiment à énergie positive à tout un ensemble de constructions à énergie positive, il n’y avait de fait qu’un pas (ou presque) à franchir. Très tôt, des écoquartiers se sont imposés comme des champs naturels d’expérimentation du principe de l’énergie positive. On pense en particulier à celui de Lyon Confluence ou de la Zac de Bonne, à Grenoble.

Pour mémoire le premier a été lancé en 1996 avec une première 40 ha répartis entre logements, bureaux, commerces et équipements puis une seconde phase de 35 ha, lancée en 2003. Son achèvement est prévu en 2017 avec un îlot présenté en janvier 2014 et dont le cahier des charges comprend la création d’ «une zone à énergie positive ». Elle prendra la forme d’un « écoquartier intelligent » conçu par l’agence d’architecture Herzog & de Meuron, où les bâtiments vont échanger l’énergie qu’ils produisent à travers un smart grid de façon à lisser les pics de consommation. Le tout sera alimenté par une centrale de co-génération par gazéification du bois. Le bâtiment ancien n’est pas oublié : il fera l’objet d’une isolation thermique.

On pourrait (presque) multiplier les exemples. Le mouvement est encouragé aussi bien par les territoires que les pouvoirs publics (dans le cadre d’appels à projet EcoQuartier lancés à l’attention des collectivités locales, en 2009 et 2011 avec près de 400 dépôts de dossiers rien que pour le second).

Significative de cette tendance à élargir la réflexion au-delà du bâtiment a été la nouvelle orientation donnée au concours «  Solar Decathlon » dans sa dernière édition européenne, organisée en France, en 2014. Lancé en 2007, par l’Energy Departement des Etats-Unis, avec pour objectif de promouvoir la conception de maisons passives à énergie solaire, ce concours impose désormais que la maison surproduise assez d’électricité pour alimenter les batteries d’un véhicule assez puissant pour assumer les déplacements quotidiens de ses habitants.

Un changement d’échelle compliqué

Mais, de manière générale, ce changement d’échelle s’est révélé moins évident qu’il n’y paraissait. En premier lieu, l’aménagement d’un écoquartier met en présence une plus grande diversité d’acteurs, aussi bien publics que privés. Le montage administratif est donc plus complexe, avec un phasage du projet sur plusieurs années. La plupart des écoquartiers sont en outre constitués principalement de logements, ce qui réduit les possibilités d’application des principes de l’économie circulaire ou d’écologie industrielle (qui supposent aussi la présence de bâtiments à vocation tertiaire ou industrielle). « Même dans le cas où on a l’opportunité de récupérer de l’énergie fatale venant de bâtiments industriels, le projet d’un réseau de chaleur aura du mal à être rentable s’il s’agit d’alimenter de l’habitat ou du tertiaire éloigné.» (d’après Alain Garnier, du bureau d’études Garnier à Reims, auteur d’un article mis en ligne sur le Portail expert de la performance énergétique ; pour y accéder, cliquer ici).

Ajoutons que de manière générale les écoquartiers mettent en avant une finalité sociale (ils sont censés cultiver la mixité sociale) et environnementale : la quête d’énergie positive n’a pas toujours été affichée comme un objectif prioritaire.

Bref, comme les BÉPos, les (éco)quartiers à énergie positive ont eu, sur le strict point de vue énergétique, des résultats mitigés et prêté le flanc à plusieurs interrogations. De fait, il y a loin entre les performances affichées et celles constatées. Les promoteurs mettent en avant le rapport entre énergie finale et énergie primaire, mais en escamotant l’énergie grise. Et puis, que vaut un quartier à énergie positive si son aménagement à la périphérie des villes ou des bassins d’emplois occasionne des flux de mobilités avec tout ce qu’il en coûte en termes d’émissions de GES et de consommation de carburant ?

Une autosuffisance illusoire

Last but not least, les quartiers à énergie positive entretiennent une ambiguïté quant à leur finalité : l’autarcie ou une réelle coopération avec le reste du territoire ?

Force est de constater la tendance de promoteurs immobiliers à proposer des solutions clés en main – des « villes sous cloches », cultivant cette idée d’autosuffisance. Or une telle vision est illusoire compte tenu du caractère intermittent d’énergies renouvelables parmi les plus valorisées dans le cadre de quartiers à énergie positive (le photovoltaïque et l’éolien). En l’absence de capacités de stockage suffisante, une gestion optimale de ces énergies renouvelables passe par une régulation à une plus grande échelle de façon à assurer la régularité de l’approvisionnement en énergie ou l’évacuation du trop plein produit.

Les smard grids, en permettant comme leur nom l’indique, une gestion intelligente (et fine) des flux d’énergie ouvrent indéniablement des perspectives nouvelles. Mais ils ne sauraient garantir une autarcie complète d’un écoquartier.

 Dire cela ne doit pas justifier une condamnation définitive des quartiers à énergie positive, mais au contraire inciter à les considérer pour ce qu’ils sont : des laboratoires à ciel ouvert, avec tout ce que cela implique en termes de démarche itérative et d’ajustements. Dans cette perspective, il serait même injuste de disqualifier un écoquartier au prétexte que ses performances seraient moindres que celles escomptées, a fortiori quand son maître d’ouvrage assume le risque d’une évaluation. A cet égard, on peut, avec Ariella Masboungi directrice de l’ouvrage L’Energie au cœur du projet urbain (Le Moniteur, 2014) que nous avons chroniqué – pour accéder à la chronique, cliquer ici - rendre justice à l’étude menée sur l’écoquartier de la ZAC de Bonne, à Grenoble : si elle a révélé les piètres résultats de cet écoquartier érigé pourtant en exemple, elle a eu le mérite d’inciter la collectivité à en tirer des conclusions pour en améliorer la performance.

De l’énergie positive en un sens large

Sont-ce ces interrogations sur la pertinence de l’écoquartier qui ont incité à envisager une autre échelle et par la même une diffusion plus large des principales ? Toujours est-il que la notion de TÉPos s’est imposée à la faveur de l’appel à l’initiatives «  200 territoires à énergie positive pour la croissance verte » (TEPCV) lancé en septembre 2014 par la Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, avant même l’adoption de la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte par l’Assemblée nationale (en octobre).

L’énergie positive est à comprendre ici en un sens encore plus large : elle passe par une meilleure efficacité énergétique des bâtiments, l’intégration des énergies renouvelables, mais aussi une moindre émission des gaz à effet de serre et une valorisation des déchets (produits en moindre quantité).

Si les TÉPos s’inscrivent indéniablement dans le prolongement des écoquartiers et autres quartiers à énergie positive (avec en conséquence les mêmes risques d’objection), cet appel n’en marque pas moins un nouveau tournant en consacrant la notion dans le droit français et en affichant d’autres ambitions.

D’abord, il s’agit de territoires, ce qui ouvre la possibilité de projets à de plus grandes échelles que des écoquartiers. Ensuite, pour être reconnus comme tels, les TÉPos doivent « entrer dans une dynamique d’échanges, de coopération ». Est donc exclue la quête d’autarcie souvent associée à des écoquartiers. A l’évidence, les TÉPos prennent acte des perspectives offertes par les smart grids pour facilier la mutualisation entre les bâtiments, en même temps que les principes de l’économie circulaire.

On objectera alors que le plan ville durable lancé en 2008 suite au Grenelle de l’environnement manifestait déjà cet ambition d’agir à une échelle plus vaste. Mais outre le fait que le plan ne mettait pas spécialement en avant l’énergie positive, il focalisait sur les villes, là où les TÉPos concernent autant les territoires, aussi bien urbains que ruraux.

A l’évidence, l’appel a rencontré une réelle attente des territoires petits et grands : plus d’un demi milliers (528) de dossiers ont été déposés aussi bien par des communes et des Conseils généraux que des EPCI, des pays et des Parcs naturels régionaux. Au final, plus de 200 (212) ont été retenus en février de cette année. Ils bénéficieront chacun de 500 000 euros. Autant dire… rien. Mais la somme n’a pas d’autre prétention d’aider les lauréats à développer un projet technique ou de gouvernance. Qui plus est, ce montant pourra être «  renforcé jusqu’à 2 millions d’euros en fonction de la qualité des projets et de leur contribution aux objectifs inscrits dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte » comme on pouvait le lire sur le site du Ministère de l’Ecologie. Les territoires pourront en outre compter sur la mobilisation des services de l’Etat et d’une visibilité accrue de leurs initiatives à travers le label.

Est-ce pour ne pas décourager les bonnes volontés, ou parce que leurs dossiers en valaient vraiment la peine ? Toujours est-il que les « recalés » bénéficient du statut de «  territoire à énergie positive en devenir », leur donnant droit au soutien technique et financier des services de l’Etat (DREAL), de l’Ademe et de leurs Régions respectives, pour compléter leur dossier de candidature dans le cadre d’un « contrat régional de transition énergétique » (et sans exclure la possibilité de rejoindre les TÉPos). De même, des projets plus ciblés, contribuant à la transition énergétique (une rénovation, un service de mobilité, etc.) pourront bénéficier d’un accompagnement par les services de l’Etat dans le cadre de contrats locaux de la transition énergétique (signés, outre l’Etat, avec l’Ademe et la collectivité locale concernée). Bref, on l’aura compris : en période de restriction des ressources budgétaires, l’Etat entend faire feu de tout bois. Qui s’en plaindra ?

Il est encore trop tôt pour apprécier les chances de succès des TÉPos. Une chose est sûre : un même acronyme est en passe de s’imposer pour désigner des réalités extrêmement diverses. A chaque territoire son/ses TÉPos. Quitte à entretenir la confusion. Déjà un réseau «  Territoires à énergie positive » s’est constitué pour veiller à un minimum de cohérence. Composés de trois collègues (les collectivités locales et les territoires de projet – pays, PNR… ; les porteurs de projet, enfin, les structures de soutien), il entend « aborder la question de l’énergie dans une approche globale du développement du territoire ».

Au-delà du risque d’une nouvelle querelle sémantique, bien des questions restent en suspens, à commencer par celles-ci : les parties prenantes autrement plus diverses que celles d’un BÉPos sauront-elles parler un langage commun ? Parviendront-elles à coconstruire un modèle économique quitte à remettre en cause le leur et à faire évoluer leurs métiers sinon leurs pratiques ? A trouver le juste équilibre entre la quête d’autonomie du territoire et son inévitable insertion dans le système énergétique national voire européen ? Est-ce que la somme de TÉPos est susceptible de faire un « PÉPos» (un Pays à Energie Positive) ? Concernant les Agendas 21 locaux, des analyses ont très tôt montré que ce n’était pas forcément le cas (leur somme ne fait pas forcément un Agenda 21 national).

D’ores et déjà, des études le montrent : la viabilité de TÉPos dépend du subventionnement des énergies renouvelables. Autrement dit, pour être positive, l’énergie n’en est pas moins affaire de solidarité entre les territoires. Tant et si bien qu’on est en droit de se demander s’ils ne devraient pas être rebaptisés TÉPosS (Territoire à Énergie Positive et Solidaire). Autant de questionnements et de réflexions qu’on ne poursuivra pas ici, car elles seront précisément au centre du nouveau programme d’auditions que s’est fixé l’Atelier Energie & territoires.