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L’énergie, moteur du changement pour l’aménagement. Rencontre avec Alain Garès

L’énergie, moteur du changement pour l’aménagement. Rencontre avec Alain Garès
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Directeur général d’Europolia et président du Club Ville Aménagement, Alain Garès explique (à travers un portrait, suivi d'un entretien) comment il en est venu à appréhender les enjeux énergétiques dans le cadre de projets urbains. Il témoigne par la même occasion de l’intérêt de l’Atelier Energie & Territoires dont il a rejoint le comité scientifique, dès sa création.

Son intérêt pour l’aménagement et l’urbanisme est ancien. Au sein de l’ESSEC qu’il intègre en 1968, il opte pour ce qui ne s’appelait pas encore la chaire Immobilier. « Comme d’autres, j’étais intéressé par les questions économiques, mais au fil de ma formation, en 3e année, je me suis rendu compte combien il me paraissait pertinent de les appréhender non pas seulement au plan micro ou macro, mais à l’échelle des villes et des régions.»

De l’ESSEC à la Wharton School

De là un intérêt pour la science régionale, particulièrement dynamique… aux Etats-Unis. Qu’à cela ne tienne, à une époque où la pratique n’était pas encore courante, Alain Garès traverse l’Océan Atlantique pour deux années d’études dans une université américaine et non des moindres, puis qu’il s’agit de la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie. Si elle est d’abord connue pour ses enseignements en économie et en finance, elle proposait un Master of Arts réputé en économie régionale. « Partir ainsi à l’étranger, relativise-t-il, cela se pratiquait déjà. A l’époque, les étudiants de l’ESSEC lorgnaient plus une université américaine que l’ENA ! »

Quant au choix de la Wharton School, il s’imposait : « Mon professeur en aménagement, Alain Sallez, y avait lui-même fait un Master. » Ne restait plus qu’à obtenir une bourse d’études, ce qui fut fait. Etait-il parti avec l’idée de s’inspirer de la vision américaine de la ville et la transposer en France ? « Non. Je suis rentré avec juste l’envie de faire de l’urbanisme, sans idéologie aucune, mais avec le sentiment d’être mieux outillé pour y parvenir. »

Ses deux diplômes en poche, de retour en France, il s’engage sur le marché du travail. Nous sommes en 1973, l’année du premier choc pétrolier qui le confronte comme le reste de la population française aux problématiques énergétiques.

En attendant d’investir plus avant ces dernières, il trouve son premier emploi au sein de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération… toulousaine. Normal, pense-t-on, en apprenant qu’il en est originaire. Lui s’amuse de cet autre fruit du hasard : « Après mes années passées à Paris et aux Etats-Unis, je m’attendais à travailler partout dans le monde sauf là ! » Mais l’agence se créait et le poste proposé correspondait à ses aspirations : faire de l’urbanisme au service du développement économique. « Je suivais les questions de planification urbaine et de zones industrielles. »

Il y passera deux-trois ans avant d’être sollicité par le maire de Labège, en périphérie de Toulouse, pour créer avec cinq autres communes, qui deviendront vite trente-six, un syndicat intercommunal : le Sicoval. Une innovation en soi : « Les communes qui en étaient membres s’étaient mises d’accord pour partager les taxes professionnelles issues de la zone industrielle qui verrait le jour. » Une pratique totalement innovante à l’époque, qui est devenue la règle depuis les lois Chevènement qui ont institué le régime des communautés de communes et d’agglomération, et qui a marqué un tournant dans le développement de l'intercommunalité. « La loi s’est d’ailleurs inspirée des statuts du Sicoval », souligne au passage Alain Garès.

Sur un plan plus personnel, l’expérience l’amène à investir de plus en plus le champ de l’économique, au détriment, reconnaît-il, de l’urbanisme proprement dit. La suite du cursus permettra de replacer le curseur au bon endroit. Au tout début des années 80, il rejoint le cabinet du président de l’établissement public régional (l’ancêtre du Conseil régional) de Midi-Pyrénées. Le président en question n’est autre qu’Alain Savary, futur ministre de l’Education nationale sous le premier gouvernement Mitterrand. « J’avais pour mission de suivre les dossiers relatifs au développement industriel et aux aides aux entreprises. Au final, je revenais à des questions d’aménagement. »

L’expérience du Secrétariat d’Etat à l’Energie

Mai 1981, la gauche accède au pouvoir. Deux ans plus tard, Alain Garès est appelé pour intégrer le ministère de l’Industrie, à la demande d’un membre du cabinet du ministre de l’époque, Jean-Pierre Chevènement. « Le ministère avait besoin de personnes qui avaient l’expérience du terrain. » De l’industrie à l’énergie, il n’y a qu’un pas… Dès 1984, il passe au cabinet de Martin Malvy, alors secrétaire d’Etat à l’Energie. Une période « instructive et excitante ». Les dossiers dont il a la charge sont divers. « Ils allaient de la création de centrales solaires à l'avenir des surgénérateurs, avec d’autres, plus épineux, comme la fermeture des mines d’Alès. »

Sans attendre de poursuivre le déroulé de sa carrière, il constate : « Avec le recul, je m’aperçois que je me suis toujours retrouvé dans les endroits où se passait quelque chose de nouveau. » Du Sicoval, qui faisait avancer l’intercommunalité, jusqu’aux grandes questions d'un domaine comme l'énergie, dans un cabinet ministériel, en passant par la Région en cours d’émergence, j’avais le sentiment de participer au changement de société. »

En 1986, la France de la Ve République connaît sa première cohabitation. Alain Garès est encore au ministère de l’Industrie. « Naturellement, je me suis retrouvé dans un placard… ». Quelques mois plus tard, il préfère tenter une nouvelle aventure : cofonder une PME innovante ! « Une digression totale ! » s’amuse-t-il encore. L’explication réside dans les liens forts de l’amitié. « Un de mes copains était chercheur en intelligence artificielle. Il avait conçu des logiciels d’interaction homme-machine, à destination de l’industrie. Je l'ai aidé à monter un projet de création d'entreprise et, finalement, nous l’avons créée ensemble, fin 1987. » Au prix d’une navette Paris-Toulouse, deux ans durant, avant de s’y consacrer à temps plein. Clin d’œil de l’histoire : la PME, dénommée Dialexis, est installée sur la zone industrielle de Labège-Innopole, gérée par… le Sicoval. « Outre le fait que je connaissais bien cette zone d’activité, nos principaux clients - le Cnes, Airbus… - se trouvaient à proximité. » Dialexis s’y plaît manifestement : elle compte déjà douze personnes en deux ans d’existence.

L’expérience toulousaine, suite

L’aventure durera jusqu’en 1994, soit bien au-delà des cinq années fatidiques pour une création d’entreprise. « Elle aurait pu se poursuivre si nous n’avions pas loupé une augmentation de capital. » Ce qui le contraindra à en céder les actions. Un mal pour un bien : cette issue le ramène à l’aménagement. « Le président du Sicoval, avec qui j’étais resté en relation, cherchait un directeur général. » Ce sera donc lui, qui en profite pour en élargir l’action à l’aménagement y compris rural.

En 2000, nouveau changement. Airbus confirme son intention de construire le très gros porteur qui devait devenir plus tard l’A 380. A Toulouse, c’est alors le branle-bas de combat pour l’emporter sur Hambourg, qui était en concurrence pour accueillir le projet, en aménageant un site adapté. « J’ai fait part de mon intérêt à Bernard Keller, président du syndicat intercommunal qui, au départ, portait le projet. » C’est ainsi qu’Alain Garès devient directeur d’une structure créée pour la circonstance, la SEM Constellation. « A l’origine, il s’agissait  d’aménager la zone appelée à accueilir l’usine. » Au final, la SEM portera un véritable projet urbain, conçu dans la dynamique du projet industriel, avec deux grandes opérations, l’une de 200 ha, l’autre de 60, et de nombreux équipements publics. « En plus de l’aménagement des routes, du tramway, des espaces publics, des écoles et de tous les équipements de ces nouveaux quartiers, nous avons engagé la construction de 6 000 logements et de 200 000 m2 de bureaux. »

Un projet ambitieux donc, mené jusqu’en 2009. Entre-temps, la  nouvelle municipalité (les municipales viennent d’avoir leu) le sollicite pour créer une direction générale du développement urbain et durable au sein de la Communauté urbaine qui se mettait en place. Ce à quoi il s’emploie jusqu’en 2011. Puis il prend la direction générale de la SPLA (Société publique locale d'aménagement) de Toulouse Métropole, qui vient d’être créée. Rebaptisée depuis Europolia, cette société d’aménagement a en charge les deux plus importants projets du territoire : d’une part, le futur Parc des Expositions, réalisé par Rem Koolhaas et situé à proximité de l’usine de l’A380 ; d’autre part, le projet urbain de « Toulouse Euro Sud-Ouest », lequel devrait accueillir non seulement 300 à 400 000 m2 de bureaux, mais aussi de nombreux commerces et des logements, autour du pôle d’échange multimodal de Matabiau dans la perspective de l’arrivée du TGV, prévue en 2024.

Avec le recul, Alain Garès s’amuse encore des sinuosités d’un parcours qui demeure somme toute cohérent. « Même quand j’ai monté la société d’informatique, je continuais à m’intéresser à l’aménagement. Tant et si bien que les ingénieurs que j’avais recrutés m’avaient offert la première version du jeu vidéo Simcity ! »

2011 : c’est à la fin de cette même année, qu’il est élu président du Club Ville Aménagement, lequel réunit les principaux aménageurs français. Ce « dispositif » (pour reprendre l’expression du regretté François Ascher, sociologue et urbaniste, qui l’avait cofondé en 1993) leur permet de croiser leurs expériences et d’anticiper les enjeux futurs auxquels ils devront faire face. Parmi ses groupes de travail, l’un porte sur l’énergie. C’est celui qu’Alain Garès choisira de co-animer aux côtés d’Ariella Masboungi (Inspectrice Générale de l'Administration du Développement durable).

C’est à ce double titre d’aménageur et de président du Club Ville Aménagement, mais aussi de membre du Conseil scientifique de l’Atelier Energie & Territoires, qu’il a rejoint dès sa création, qu’il a accepté de répondre à nos questions sur les enjeux énergétiques.

Entretien

Au fil de votre parcours, on perçoit que la problématique énergétique a été très tôt présente dans vos préoccupations…

De fait, j’ai entamé ma carrière professionnelle dans l’urbanisme en 1973, l’année du premier choc pétrolier. Déjà, on voyait bien que l’énergie allait devenir un enjeu majeur même si au cours des années suivantes, il a pu être relégué au second plan, jusqu’au choc suivant. Ensuite, mon passage au Secrétariat d’Etat à l’Energie a été l’occasion de me familiariser avec les questions qu’il recouvre, tant au plan de la consommation que de la production. On commençait à s’intéresser aux énergies renouvelables, en s’interrogeant sur ce qui allait pouvoir marcher et ce qui ne marcherait pas. Depuis, j’ai continué à suivre ces questions avec attention, y compris sur les aspects les plus techniques.

En tant qu’aménageur, j’y ai été aussi attentif. Quand nous avons lancé l’opération Andromède, en 2001, le mot
d’ « écoquartier » n'existait pas. Nous n’en étions pas moins dans cette logique-là. J’étais convaincu que nous ne pouvions plus lancer une grande opération urbaine sans avoir un objectif ambitieux en matière de performances énergétiques et, plus généralement, de développement durable. Avant même de lancer le concours d’urbanisme, nous avions sollicité un conseil en la matière, sans préjuger de ce que nous ferions. Nous ne craignions pas d’inventer en marchant. Les labels  et normes ne se sont imposés que plus tard.

Toutes aussi décisives ont été les réflexions engagées au sein du Club Ville Aménagement, notamment dans le cadre du groupe de travail que j’ai co-animé avec Ariella Masboungi, depuis sa constitution en 2007. Avec d’autres, je considère que c’est un enjeu majeur pour les aménageurs. Non seulement on ne peut plus concevoir le projet urbain indépendamment de l’enjeu énergétique, mais l’inverse est vrai : on ne peut traiter de cet enjeu en dehors du projet urbain, sans quoi on focalise sur le bâti au détriment des transports ; on ignore l’organisation urbaine, qui est au moins aussi importante. Le premier cycle de travail vient de déboucher sur la publication d’un ouvrage de synthèse. Mais nous avons le sentiment que ce premier cycle a posé au moins autant de questions qu’il n’a suggéré de réponses ! Nous sommes encore loin d’avoir fait le tour du sujet.

Avez-vous pu constater une évolution dans la manière de la problématiser ? Suite au premier choc pétrolier, celle-ci l’était en termes de réduction de la consommation. Depuis, elle renvoie à la transition énergétique mais aussi aux EnR, etc. N’avez-vous pas le sentiment que la notion même d’énergie recouvre des enjeux divers, qui la rendent par conséquent parfois difficile à saisir ?

A l’évidence. Dans les années 70, on parlait surtout d’économies d’énergie. Cela s’est traduit par des mesures pour favoriser notamment l’isolation thermique des bâtiments ou la réduction de la consommation des automobiles. Autrement dit, on faisait porter l’effort sur les personnes et les ménages, indépendamment du lieu où ils vivaient. Or la consommation d’énergie est aussi fonction de l’organisation des transports et, au-delà, de la forme de la ville. On sait que certaines consomment plus que d’autres. Entretemps nous avons connu la périurbanisation avec la création de lotissements dont l’éloignement des centres villes et des zones d’emplois n’est pas étranger à la hausse des besoins énergétiques. Plus récemment, s’est greffée, à la faveur des perspectives offertes par les EnR, la question de la production et de l’intégration de système dispositifs de production décentralisés dans l’environnement urbain.

Que vous inspire la volonté de collectivités territoriales de définir leur propre stratégie énergétique afin de gagner en autonomie dans leur approvisionnement ?

Je ne peux m’empêcher d’y voir un risque de dérive. A priori, il y a une logique à vouloir s’engager dans la production, en mettant à profit notamment les ressources des EnR, pour moins dépendre de sources d’approvisionnement extérieures. Mon sentiment est que, s’il est souhaitable d’avancer dans ce sens, il faut aussi se garder d’aller trop loin, car la démarche d’autonomie, si on veut la mener jusqu’au bout, conduit à une impasse. En l’état actuel des techniques et du caractère intermittent des principales EnR (le solaire et l’éolien), l’heure n’est pas tant à l’autonomisation des territoires qu’à leur interconnexion. Celle-ci existe déjà, en assurant l’approvisionnement du pays en électricité à quelqu’endroit que l'on se trouve. Cette interconnexion est à optimiser pour faire face à l’intermittence des EnR que je viens d’évoquer. C’est l’enjeu des réseaux intelligents ou, plus exactement, qu’il s’agit de rendre plus intelligents.

Quid des techniques de stockage de l’électricité produite par les EnR intermittentes ?

Certes, ces techniques offrent des perspectives, et si on savait résoudre de façon efficace et économique la question du stockage, on aurait la solution à beaucoup de problèmes. Il faut donc continuer les recherches et espérer qu’elles conduiront à de vraies avancées. Mais en l’état actuel des choses, les techniques de stockage ne sont pas encore en mesure de faire face au défi lié aux fortes variations induites par l’intermittence des EnR. En attendant de surmonter les obstacles, la vraie question me semble être la gestion des échanges entre production et consommation, pour faire en sortes que les surcapacités enregistrées à l’instant t par un territoire profitent à d’autres. Certes, l’autonomie est digne d’être valorisée, mais elle n’est pas la solution la plus pertinente pour concevoir le système énergétique, même à l’heure - je dirai surtout à l’heure - des EnR. Le cas de l’Allemagne est là pour nous le rappeler : avec son Energiewende [ tournant énergétique ], elle a péché par excès de précipitation en oubliant de configurer en conséquence son réseau national de transport d’électricité. Ce n’est pas moi qui le dit, mais Stephan Kohler, le directeur de la Dena (l’agence de l’énergie allemande), que j’ai eu le plaisir d’auditionner au cours de la Matinale de l’Atelier Energie & Territoires organisée en février de cette année. Le même nous a rappelé combien la course à l’autonomie des Länder pouvait les amener à jouer les uns contre les autres (comme ceux qui refusent de voir installer sur leur sol des pylônes pour faciliter l’acheminement vers le sud de l’électricité produite par les éoliennes offshore de la Mer du Nord).

Comment en êtes-vous venu à adopter ce point de vue sur l’autonomie des territoires en matière d’énergie ?

Peut-être découle-t-il de ma formation qui m’a incliné à appréhender les territoires dans leur dimension économique, et donc en termes d’échanges. Mais cela s’explique aussi par le fait que je me suis toujours intéressé aux aspects techniques de l’enjeu. Tout le monde a un avis sur l’énergie. Un peu de connaissance sur les forces et faiblesses de chaque source d’énergie ou encore sur les capacités techniques de stockage en l’état actuel de la R&D amène à une certaine retenue dans les propositions…

Pourquoi avoir rejoint l’Atelier Energie & Territoires ? Quel plus apporte-t-il aux réflexions que vous menez en tant qu’aménageur et président du Club Ville & Aménagement ?

Le premier intérêt de cet atelier est de réunir des personnes de différents horizons que je n’aurais pas eu forcément, pour certains, l’occasion de croiser, mais qui ont en commun le fait de s’intéresser aux enjeux énergétiques, de surcroît par le prisme des territoires. Se confronter à d’autres points de vue est toujours enrichissant. Ça l’est d’autant plus quand on traite de l’énergie, car c’est un sujet sur lequel on ne peut avoir aucune certitude : il couvre tant de problématiques qu’on est obligé d’être à l’écoute d’autres compétences, d’autres champs professionnels. C’est précisément ce que permet de faire l’Atelier, dont la composition et le programme de travail sont faits pour favoriser ces échanges.

Un second intérêt réside dans ses travaux, menés pour l’essentiel sur le principe de l’audition, que ce soit à l’occasion des Matinales, comme celle que j’évoquais tout à l’heure, ou des Forums régionaux organisés à travers la France, avec la participation d’acteurs locaux. Vous avez beau lire des ouvrages spécialisés, des rapports, etc. cela ne vaut pas la rencontre directe avec ce genre d’interlocuteurs.

Certes, je n’ignore pas que cet atelier a été créé à l’initiative d’EDF, un opérateur de poids s’il en est, qui poursuit ses propres objectifs. Je n’ignore pas non plus combien l’affirmation des territoires est un vrai défi pour lui. Mais pourquoi s’interdire de dialoguer avec de tels acteurs, a fortiori dans le cadre d’un Think Tank qui permet de confronter ses propres réflexions ou interrogations à d’autres points de vues et, surtout, d’autres expériences. Je crains un peu, dans ce domaine encore plus qu’ailleurs, la tentation de rester dans un registre purement théorique. Au contraire, j’apprécie les échanges entre ma propre expérience et celles d’autres acteurs, a fortiori quand ils se saisissent de la dimension territoriale d’un enjeu qui est désormais primordial dans le projet urbain et plus généralement en matière d’aménagement.